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LITHOTHEAPIE au 17eme Siecle

<<  S’il est indiscutable que les pierres précieuses ont de tout temps suscité l’intérêt, les raisons en sont des plus diverses. Sans parler de l’attrait immémorial exercé sur la femme par le bijou en général…, nous pouvons constater de nos jours que les physiciens ont découverts les propriétés piézo-électriques des cristaux, que les psychiatres et les sociologues connaissent le rôle important joué par les couleurs sur l’esprit de l’homme et qu’une certaine tradition populaire attribue, encore présentement, des vertus magiques aux pierres.

 

         Marcellin Berthelot écrivait : « aux débuts de la civilisation, toute connaissance affectait une forme religieuse et mystique, la raison n'intervint qu'ensuite ».

         Presque subrepticement, elle introduisit  ses règles précises dans les recettes d'exécution pratique. C'est dans la période intermédiaire, — entre la magie et la science pure, — qu'ont fleuri des sciences, comme l'astrologie, l'alchimie et la vieille médecine des pierres et des talismans qui nous a été transmise par les lapidaires. Il a fallu pour cette étude adopter un classement quelque peu empirique. D'abord les pierres les plus précieuses, avec en tête, bien sûr, le diamant, la plus simple chimiquement et la plus belle, suivi du corindon et de ses deux variétés nobles, le rubis ou escarboucle et le saphir. Nous trouvons ensuite la famille du béryl, qui fut analysé pour la première fois par Vauquelin. Cette famille comprend émeraude, héliotrope et aigue marine. Au nombre des pierres semi-précieuses appartenant au grand groupe du quartz figurent le cristal de roche, agate, améthyste (dont le nom tiré du grec signifie « préservant de l'ivresse »), la chrysoprase, la cornaline (ou sardoine), le jaspe, l’onyx. Puis nous abordons les autres pierres semi-précieuses. Citons seulement : aetite ou pierre d'aigle (argile ferrugineux contenant un noyau mobile, et dont le nom vient, d'après Aristote, de ce que l'aigle l'apporte dans son aire pour faciliter la ponte); — hyacinthe, variété de topaze ou de quartz, de couleur jaune miel et base d'un électuaire fameux, la « confection d'hyacinthe». Il faut rappeler que l'hyacinthe, étant insoluble, fut finalement supprimée de la formule, qui figurait encore au Codex de 1884; — la topaze, qui doit son nom à l'île de la mer Rouge où elle fut découverte. Enfin il y a lieu d'assimiler à ces minéraux guérisseurs divers produits du règle animal ou végétal tels que : ambre, alectoire (sorte de calcul se formant dans le corps des coqs), la chélidoine (ou pierre d'hirondelle — parce qu'on la trouverait dans l'estomac des jeunes hirondelles), le bézoard, célèbre antidote qui a fait l'objet de nombreux travaux, les perles, dont de nombreuses préparations figurent dans la Pharmacopée de Charas et dont l'action euphorisante paraît indéniable, tout au moins sur les femmes qui les portent... Malgré la naïveté où le côté charlatanesque des affirmations des anciens auteurs, il ne faut pas rejeter à priori la lithothérapie. Même si on fait abstraction du rôle possible des phénomènes électriques encore mal connus des cristaux, on ne peut pas dénier toute activité à ses médications qui apportaient des éléments essentiels ; fer, calcium et d'une manière plus générale ces oligoéléments qui ont acquis droit de cité. >>

          J. P. Contant (d'après M Claude Lanet « Les minéraux naturels dans la thérapeutique d'autrefois. Limoges, Imp. Malin »)



17/09/2012
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