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La Pangée


        Pangée
(du grec ancien : gê « la Terre » et pan « tout », littéralement : « toutes les terres ») est le nom donné au supercontinent par le météorologue et astronome allemand de l'université de Marburg, Alfred Wegener. Dans son ouvrage intitulé La Genèse des continents et des océans et publié en 1912, il décrit la Pangée comme rassemblant la quasi-totalité des terres émergées. Sur le calendrier de la Terre, elle correspond à la période géologique commençant à la période du Carbonifère, et s'achevant au début du Jurassique. (il y a environ 300 millions d'années).

         Avant cette période, la Terre avait d'ailleurs déjà connu un autre supercontinent, si ancien qu'on en connaît à peine les formes. Ce "continent primitif" se fractura en plusieurs plaques dérivant sur le globe pour se reformer de nouveau des centaines de millions d'années plus tard et donner "La Pangée".

         Formation
Sa formation est due à la collision des supercontinents Protogondwana et de Laurussia qui sont entrés en collision au début du Carbonifère (orogénèse hercynienne), fermant l'océan Centralien et élevant d'imposantes chaînes de montagnes, dites hercyniennes, allant des Appalaches au massif silésien. À la même époque le craton de Sibérie et Kazakhstania entrent en collision avec Laurussia sur son bord oriental, fermant l'océan Ouralien et élevant la chaîne de l'Oural. À la fin du Permien, la formation de Pangée est achevée. On nomme le vaste océan entourant la Pangée Panthalassa (ancêtre de l'océan Pacifique) et le vaste océan situé à l'Est, dans le creux du croissant formé par la Pangée, océan Téthys. La formation du supercontinent Pangée a eu des conséquences importantes sur la vie : la longueur des côtes, et donc la superficie des eaux côtières qui abritent la majorité des espèces marines, a été considérablement réduite. Il s'en est suivi une importante extinction marine. Enfin, sur terre, l'éloignement des terres de la Pangée centrale (Amérique du Nord, Amérique du Sud et Afrique) par rapport à la mer a conduit à une forte baisse des précipitations dans ces régions et, donc, l'expansion de gigantesques déserts.

 Géographie de la Pangée au Permien
Après sa formation, au Permien, la quasi-totalité des terres sont parties intégrantes de la Pangée. Seules le Craton du Yangtsé (Chine méridionale), une partie de l'Indochine et le terrane de Cimmérie sont à part, dans l'Océan Téthys. La Pangée prend la forme d'un C, dont le centre est sur l'équateur. Elle est barrée, au niveau de l'équateur, d'une vaste chaîne de montagnes courant d'est en ouest, la chaîne hercynienne. Toute la zone centrale, du 40 ° Sud au 40 ° Nord, est formée de vastes déserts qui couvrent la majorité des actuelles Amérique du Nord, du Sud, Afrique et Europe. Le nord de l'Europe (zone de la Mer du Nord) est recouvert d'une mer intérieure peu profonde, très salée, et épisodiquement reliée à l'Océan. L'Europe est séparée de la Sibérie par une étroite mer peu profonde, qui relie Panthalassa au Nord de la Téthys au sud. Cette mer est bordée du côté sibérien par la chaîne de l'Oural. La Sibérie, l'Antarctique et l'Inde jouissent d'un climat tempéré.

 Dislocation
A là fin de l'ère primaire (trias), la Pangée commence à se fracturer par un rift séparant l'Amérique du Nord et l'Afrique. Ce rift devait être semblable à l'actuel rift de la vallée du Jourdain et la Mer Morte, car situé aux mêmes latitudes tropicales désertiques. On y a retrouvé beaucoup d'évaporites. Ce rift a ouvert l'océan Atlantique nord et séparé la partie nord de la partie sud de la Pangée pour former deux nouveaux supercontinents : le Gondwana et la Laurasia. L'ouverture de cet océan a ramené l'humidité dans les régions arides. La dérive des continents se poursuit durant encore 200 millions d'années avant que les continents ne prennent leur place actuelle. Chacun de ces continents, ou plutôt, chacune de ces plaques, continue d'ailleurs chaque année à progresser de quelques centimètres dans des directions différentes. Il n'est donc pas impossible que dans quelques centaines de millions d'années, elles se réunissent de nouveau.

L'ensemble de ces phénomènes est connu sous le nom de tectoniques des plaques (du grec Tekton qui signifie bâtisseur), qu'on appelle aussi plus simplement, "la dérive des continents".

 Conséquences
En se déplaçant, ces plaques se poussent les unes contre les autres ou s'écartent les unes des autres. C'est ainsi que se forment les montagnes, les fosses marines, les îles, et même les océans. Que se modifient les courants marins, les climats, qui déterminent à leur tour l'évolution des espèces vivantes, ou leur disparition.  Toutes les manifestations spectaculaires de la planète proviennent de ces déplacements : tremblements de terre, tsunamis ou volcans sont des conséquences de la dérive de nos continents. Du point de vue climatique, l'existence de plusieurs masses continentales favorise les courants océaniques, et les interactions entre le milieu marin et continental, apportant précipitations et multipliant les chances de voir apparaître de nouvelles espèces, certaines comme les marsupiaux ayant évolué de façon indépendante en Australie et en Amérique du Sud, qui étaient isolées des autres masses continentales.
(article tiré de GAIA).



20/07/2010
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