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DU CARBONIFERE au PERMIEN

 

Ere primaire

DU CARBONIFERE au PERMIEN
(article tiré de GAIA)

L'age des forêts (- 365 Ma à - 300 Mannées)
Période caractérisée par la formation de la Pangée qui élève les montagnes hercyniennes et la présence de vastes forêts tropicales sur de vastes étendues en Amérique du Nord, en Europe, et dans le Nord le la Chine, qui ont laissé d'importants dépôts de charbon.


 
   Entre -550 et - 400 Millions d'années, le Plissement calédonien fait s'élever les plateaux de la Scandinavie et de l'Ecosse. On entre alors dans un nouveau cycle de ( orogenèse) formation des montagnes. La période Carbonifère va connaître un nouveau plissement: le plissement Hercynien (du dévonien au Carbonifère). Le soulèvement de la chaîne Hercynienne sera à l'origine des Ardennes, du massif central et des vosges. Il surgit dans toute l'Europe de nouvelles îles séparées par des bras de mer qui vont devenir des Lagunes. Ces mouvements vont créer des fractures et des éruptions qui donneront en France des Granites, granulites: (roches issues de ces métamorphismes).

 Partout dans ce qui sera la France, la mer va connaître une forte régression. Ces mouvements tectoniques colossaux vont pousser les plateaux continentaux qui vont se surélever et des régions de France vont enfin émerger. Dans le même temps, la mer se retire laissant à l'air libre tous les dépôts sédimentaires formés dans l'océan pendant des millénaires. Les sources d'eau douce sortent du sol et font naître des fleuves et des lacs. Toutes les terres nouvellement émergées vont rapidement rattraper leur retard et profiter de l'évolution de la vie qui s'est développée dans le reste du monde. C'est une terre vierge entourée d'une vie foisonnante avide d'espace pour se développer.

Les forêts du carbonifère:
  Grâce à la température élevée, le sol se couvre d'une végétation luxuriante : principalement des fougères dont certaines possèdent des feuilles de 10m de longueur, des tiges de 30 à 40m. Le climat est tropical, l'atmosphère saturée de vapeur d'eau et d'acide carbonique. Cette végétation pousse à profusion mais en relativement peu de variétés, le tout dans un silence marqué par la présence d'une vie grouillante et discrète. Aux insectes, arachnides, vers et myriapodes, s'ajoutent de nouvelles espèces, à présent volantes ; dans ce paysage luxuriant, on peut voir évoluer des libellules de 65 cm de long qui dominent les airs. 


  Parmi les fougères, s'élèvent les grands conifères. Toute cette végétation contribue à rendre l'atmosphère plus pure et favorise l'apparition de nouveaux être vivants.

Ces espèces s'adaptent vite à cet air riche en oxygène, leur capacité respiratoire augmente, ils grandissent. Proies et prédateurs gagnent en taille et en puissance pour chasser ou fuir. Amphibiens et batraciens arrivent à leur apogée avec des spécimens atteignant parfois 2 mètres de long. La survie des espèces sera relative à leur capacité d'adaptation. A la fin du carbonifère ces batraciens géants vont lentement décliner pour laisser place à des espèces plus imposantes encore.


      Sur terre apparaissent des zones climatiques baignées par des saisons de plus en plus marquées. Les pluies abondantes entraînent de nombreux débris de végétation et de mousses dans les bassins formées par les reliefs qui se transforment en marécages. A l'abri de l'air, dans ces immenses tourbières, les végétaux vont se décomposer et se transformer chimiquement en roche combustible fossile sous l'action de bactéries : la houille.


   Ces conditions dans lesquelles se forment ces sédiments ont également pu avoir des effets sur le développement des espèces. Selon certaines études, les bactéries présentes auraient été trop peu évoluées pour désagréger complètement le carbone de ces grandes masses de débris de végétaux. En se décomposant, le dégagement considérable d'oxygène aurait alors enrichi l'atmosphère et contribué au développement des capacités respiratoires de certaines espèces animales expliquant en partie l'accroissement de leur taille. Cette même concentration d'oxygène et de combustible a sans doute été aussi la cause des incendies généralisés et massifs qui caractérisent cette époque.
   Au terme de leur dérive, les continents se sont de nouveau rassemblés. La réunion des continents en Pangée (*)va permettre un mélange des espèces, et une concurrence plus rude. Le climat, marqué par une grande sécheresse va accroître encore plus cette impitoyable sélection naturelle.  La chaîne Hercynienne du carbonifère se détruit déjà sous l'effet de l'érosion. Et qui dit "érosion de grands massifs", dit sédimentation. Tous ces sédiments vont donc être entraînés par les eaux dans les lagunes formées sur les rivages par cette mer qui revient lentement, comme sous l'effet de marées : elles aboutiront plus tard à la grande invasion de la mer jurassique. Ces mouvements océaniques gagnent sur le littoral, puis se retirent, laissant en arrière des poches d'eau. Celles-ci s'assèchent et deviennent des boues qui vont devenir "fossilifères". Cette époque sera en effet particulièrement propice à la fossilisation d'empreintes d'animaux terrestres, de vertébrés, de fougères, d'amphibiens, ou d'insectes. Ces moulages seront alors recouverts par la mer jurassique qui en apportant de nouveaux sédiments leur permettra de se conserver.
    Durant cette période beaucoup d'espèces marquantes de l'ère primaire vont décliner : les brachiopodes dont les variétés seront plus « rondes ». Les trilobites, qui auront complètement disparus au début du Permien. Les batraciens géants vont laisser place à une nouvelle espèce : les reptiles, dont les premiers  spécimens ont déjà fait leur apparition. Ainsi que des Foraminifères visibles à l'oeil nu, qui n'ont existé qu'au Carbonifère supérieur et au Permien. Leur intérêt est donc d'être d'importants marqueurs stratigraphiques. Ils se présentent sous la forme de colonies enroulées, rondes  ou tassées, ovales, ayant véritablement l'aspect de gros grains de riz bruns. Une roche qui contient ces petits fossiles peut donc être datée : 250 et 300 MA.

Le Permien : de -295 à -250 MA : Grandes forêts permiennes, formation de la Pangée Période sèche, érosion du massif Hercynien. Nouvelle extinction. Disparition de 90% des espèces, sauf parmi les insectes. Formation de la cuvette du bassin Parisien.

La fin du permien va clore l'ère primaire et le règne de toutes les espèces qui y ont vécu. C'est l'extinction de 90 à 95% des espèces Marines, et 70% des espèces terrestres.
      A cette époque, la vie a vraiment failli s'arrêter. En quelques millions d'années, d'importants changements atmosphériques vont entraîner une baisse de l'oxygène.  Une conjugaison de nombreux phénomènes, réchauffement puis refroidissement de la planète, modification des courants marins, période de volcanisme majeur consécutive au choc des plaques formant la Pangée vont commencer à affaiblir le cycle de la vie.  Un cycle de dérèglements va entraîner les continents dans une longue période de désertification.
   Ces différences de température de seulement 10 à 15° vont entraîner  la production généralisée du sulfure d'hydrogène contenue dans les fonds marins, asphyxiant les océans puis l'air et causant la mort instantanée de pratiquement toutes les  formes de vie. Les "survivants" à cette hécatombe vont s'emparer du monde. Cette effroyable sélection naturelle va profiter aux insectes : myriapodes, araignées, scorpions, libellules, blattes et criquets  qui vont littéralement envahir les continents. Les reptiles vont triompher des amphibiens et prendre de l'ampleur. 

Le monde est prêt à changer d'ère.
 


le Permien

 Toutes les images de paléobotanique proviennent du site Virtual Paleobotanical Lab de l'Université de Berkeley.

http://www.ucmp.berkeley.edu/IB181/VPL/Dir.html.



21/07/2010
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